Haïti-Cholera : Des capacités de réponse nationale limitées

Á l’heure actuelle le pays ne dispose que de 468 lits dont 233 occupés.

P-au-P, 3 août 2012- En cas de pic de l’épidémie de choléra, les capacités de réponse nationale, notamment au niveau de l’accueil des malades, sont très limitées, selon Widlyn Dornevil, chargé de l’établissement des rapports du Bureau des Nations Unies pour les affaires humanitaires (Ocha), joint par AlterPresse.

Selon le dernier bulletin de l’Ocha (juillet 2012), « à l’heure actuelle le pays ne dispose que de 468 lits dont 233 occupés alors que lors du pic de juin 2011, 2 500 lits étaient disponibles ».

La lutte contre le choléra, la réponse au tremblement de terre ainsi que la préparation et la réponse à la saison cyclonique constituent les priorités majeures pour stabiliser la situation en Haïti, précise l’Ocha, ajoutant que des fonds doivent être levés pour mener une gestion pérenne des risques.

Il manquerait 81 millions de dollars américains (US $ 1.00 = 43.00 gourdes; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui) au gouvernement haïtien et à la communauté humanitaire pour « combler les besoins humanitaires urgents de la population haïtienne jusqu’à la fin de l’année », explique le bulletin présentant l’Appel consolidé révisé à mi parcours (Cap) 2012.

Le budget de 2012 (128 millions de dollars) est sérieusement revu à la baisse par rapport à l’année précédente où il était de 382 millions de dollars. La raison avancée est l’amélioration de la situation notamment au niveau de l’assainissement et de la sécurité alimentaire. De plus, les fonds, plus rares, sont drainés dans des secteurs où l’aide humanitaire est encore largement présente.

Ces fonds seraient indispensables à l’action des organisations humanitaires pour assurer le maintien de services minimum dans les camps ainsi que pour appuyer les relocalisations des personnes.

L’appel consolidé souligne qu’il s’agit d’une « année charnière », durant laquelle on assiste pourtant au retrait des acteurs humanitaires et à l’interruption de leurs activités. Il s’agit d’une « période de transition » qui est d’autant plus lourde d’enjeux qu’il faut toujours faire face aux catastrophes naturelles.

La préparation et la réponse à la saison cyclonique constituent un enjeu majeur pour la stabilisation de la situation dans le pays. La Direction de la Protection Civile a pour cela mis en place huit exercices de simulation departementaux et un au niveau national.

Quant aux structures, l’inauguration d’un premier Centre d’opérations d’urgence ce mois-ci à Miragoâne (Nippes, Sud-ouest) marque la première étape vers une organisation plus rationnelle et souveraine de la gestion des crises.

L’objectif concret de mieux reconstruire après le séisme est notamment mis en œuvre dans le cadre du programme de formation de construction parasismique du Bureau international du travail (Bit) et de l’Institut national de la formation professionnelle en Haïti (Infp).

Néanmoins, l’Appel consolidé concentre sa demande de fonds sur les abris d’urgence, principal poste de dépense (35 millions de dollars) représentant environ 27% du budget total.

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