Haïti-Culture-Reconstruction : Des festivités rara pour contribuer à reconstruire Léogane

Les organisateurs veulent que cette fête traditionnelle soit « un vecteur pour la reconstruction de Léogâne », ville épicentre du séisme.

P-au-P, 14 Avril 2011 [AlterPresse] — L’Union des Raras de Léogâne (URAL) entend faire des festivités raras cette année « un vecteur de la reconstruction », selon le maire accesseur de Léogane, Wilson Saint-Juste.

Les festivités raras en 2011 s’inscriront sous le thème « Ak rara Léogâne la vi ka fleri » (Avec les raras de Léogâne la vie peut fleurir).

L’URAL a tenu le mercredi 13 avril une conférence de presse au Ministère de la Culture pour annoncer que les festivités auront lieu cette année, après une pause forcée en 2010 à cause du tremblement de terre de janvier 2010.

Les organisateurs veulent que cette fête traditionnelle soit « un vecteur pour la reconstruction de Léogâne », ville épicentre du séisme, détruite à 90%, a indiqué Wilson Saint-Juste.

Selon Saint-Juste, les festivités ne doivent pas être considérées « uniquement comme un espace où les gens viennent pour danser, parler, un espace de fête mais un espace pour la mise en place d’infrastructures ». Selon lui, il ne s’agit pas seulement de faire des « dépenses mais de générer des revenus ».

Le budget de cette fête cette année s’élève à un peu plus de 12 millions de gourdes, mais le gouvernement haïtien ne versera que 16% de cette somme, soit 2 millions de gourdes.

« Nous sommes réellement déterminés à organiser cette fête rara, mais vous remarquerez que cette fête n’est pas sans défis, sans contraintes », a affirmé le coordonnateur du Comité d’organisation, Guston Jean-Louis.

Les principales sources de financement pour l’organisation des fêtes sont le secteur privé et surtout la diaspora, des secteurs qui ont vu leurs biens gravement affectés par le séisme, a-t-il signalé.

Il existe plus de 32 bandes raras uniquement dans la plaine de Léogâne, et chacune dépense en moyenne 900 mille gourdes pour les différentes sorties, a renchérit Wilson Saint-Juste.

« Léogâne est le bastion du rara », a t-il soutenu, ajoutant que les bandes raras sont étroitement liées aux « lakou »(unité géographique spécifique à la culture haïtienne). Dans cette ville également, les festivités durent un mois et s’étendent du mercredi des cendres au lundi casimodeau.

« Le rara se rapproche du vodou à tous les niveaux…C’est un karma, une régénérescence…Un rituel de purification, un rite qui marque un passage…Souvent, il est possible de remarquer des personnes vêtues de leurs habits de pénitence… parce qu’elles avaient fait vœu à tel saint ou tel loi (esprit vodou) », a expliqué le professeur Jean-Yves Blot, Chargé de Mission du ministère de la culture.

L’URAL, créée en 2004 sous l’impulsion du ministère de la culture, entend faire de cette particularité culturelle, « un axe de développement », a indiqué Gelès Séjour, responsable des relations publiques du Comité d’organisation. [kft gp apr 14/04/2011 11 :00]

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