Haïti-Sénat : Séance en cours d’interpellation de 3 ministres

Ces ministres devraient servir de « victimes expiatoires », a poursuivi le sénateur de l’Artibonite, François Annick Joseph.

P-au-P, 05 nov- « Ces ministres doivent partir ! ».

C’est la position du sénateur François Annick Joseph qui a fait la lecture, ce mardi 4 novembre 2013, des différents motifs ayant conduit à l’interpellation, au sénat de la république, de Jean Renel Sanon (ministre de la justice), David Bazile (ministre de l’intérieur) et Pierre-Richard Casimir (ministre des affaires étrangères).

Ces ministres devraient servir de « victimes expiatoires », au « gouvernement tout entier », a poursuivi le sénateur de l’Artibonite, François Annick Joseph, toujours pendant la lecture des griefs.

Le parlementaire reste convaincu que « le pays s’engouffre dans des crises inutiles », initiées par les actuels dirigeants, chargés de la gestion de la nation et considérés comme de mauvais gestionnaires de la chose publique.

Parmi les reproches aux ministres interpellés, il est question d’une « justice qui terrorise les opposants politiques », tout en « laissant libre cours aux repris de justice », à « des arrestations illégales » et à une « chasse à l’homme » contre tous ceux qui s’opposent au gouvernement.

Dans le cas du ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales (Mict), les sénateurs font état d’« un ministère absent » qui « démantibule » les principales forces des collectivités territoriales.

Il est aussi retenu un manque de transparence dans l’utilisation et la gestion des fonds communaux, ainsi que dans les activités que le ministre avait en perspective en termes de stratégies d’encadrement des collectivités territoriales.

Dans le cas de Pierre-Richard Casimir, c’est « un ministre des affaires étrangères qui a refusé d’obtempérer à des convocations du parlement » et qui a « refusé de rendre compte » sur des affaires liant Haïti à d’autres pays.

Parmi les 16 sénateurs, qui ont paraphé la lettre d’interpellation, figurent des proches de Michel Martelly, à l’image des sénateurs Wenceslas Lambert (Sud-Est) et Lucas Sainvil (Nord-Ouest).

Les 16 sénateurs seraient disposés à renvoyer les ministres par un vote de censure, même quand des rumeurs parlent de manœuvres de la présidence pour empêcher un tel vote. (2013)

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