La MINUSTAH s’inquiète de l’expulsion forcée de personnes déplacées à Delmas

Delmas arrive en tête des communes de la capitale concernées par ces mesures de déguerpissement arbitraire.

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MINUSTAH

P-au-P, 27 mai 2011 [AlterPresse] — La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti(MINUSTAH) se dit inquiète de l’expulsion forcée de sinistrés logeant dans un centre spontané à Delmas (Carrefour de l’aéroport / secteur nord).

Les autorités municipales de Delmas (Nord-Est de la capitale), accompagnées d’agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH), ont procédé, le 23 mai, à la destruction de plusieurs tentes situées sur une des places publiques de cette zone.
Les sinistrés, occupant les tentes détruites, ont été surpris par l’opération qui a fait disparaître beaucoup de leurs biens.
La thèse justifiant l’opération et soutenue par les autorités municipales de Delmas, est que le centre servait de façade à un repaire de malfrats.

« Les expulsions forcées vont à l’encontre des principes directeurs portant sur les personnes déplacées et l’encontre des instruments internationaux relatifs au droit humanitaire et aux droits de l’homme – dont Haïti est signataire comme par exemple le Pacte international sur les droits civils et politiques », rappelle Sylvie van den Wildenberg, porte parole de la MINUSTAH, lors d’une conférence de presse jeudi 26 mai.

L’équipe du président Michel Martelly a été alertée par rapport à la question, indique t-elle. Le président qui a promis « une maison à chaque haïtien » n’a pas pris position sur l’affaire. Il affirme avoir l’intention de discuter à nouveau avec le maire de Delmas, Wilson Jeudi, pour avoir « plus d’informations ».

Selon l’Organisation Internationale de la Migration (OIM) près d’un quart des 680 mille sinistrés logeant encore dans les camps sont menacés d’expulsion. Delmas arrive en tête des communes de la capitale concernées par ces mesures de déguerpissement arbitraire.

Entre temps la nouvelle équipe n’a pas encore dévoilé sa politique en ce qui a trait au relogement des sans abris du séisme du 12 janvier 2010. La relocalisation demeure jusqu’ici une option prioritaire. En 2010, cette solution avait cependant conduit à la naissance de Canahan, un des plus grands bidonvilles au nord de la capitale. [kft apr 27/05/2011 09:30]

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