La police disperse un sit-in de protestation contre Martelly

Les manifestants réclamaient la libération des frères Florestal, incarcérés depuis plusieurs semaines, pour des raisons politiques.

P-au-P, 12 sept- Une unité de la compagnie d’intervention et de maintien d’ordre (Cimo) de la police nationale d’Haïti (Pnh) a dispersé, à coups de gaz lacrymogènes, vers la fin de la matinée de ce jeudi 12 septembre 2013, un sit-in de revendications de l’opposition contre l’administration politique actuelle, apprend l’agence en ligne AlterPresse.

A l’initiative d’un regroupement de l’opposition, des dizaines de manifestants commençaient à se réunir pacifiquement devant le siège central du ministère de la justice et de la sécurité publique (Mjsp).

Les manifestants réclamaient la libération des frères Florestal (Enold et Josué), incarcérés depuis plusieurs semaines, pour des raisons politiques, aux yeux de l’opposition qui les considère comme des « prisonniers politiques » du gouvernement du premier ministre Laurent Salvador Lamothe.

Ils exigeaient également l’annulation du mandat d’amener et de l’interdiction de quitter le pays, dispositions annoncées contre Me. André Michel, avocat des frères Florestal.

Le sit-in de protestation avait également pour objectif d’exiger justice et réparation pour la mort du juge d’instruction Jean Serge Joseph, décédé le 13 juillet 2013 dans des circonstances non encore éclaircies, 2 jours après une réunion avec de hauts responsables de l’État. Joseph instruisait un dossier de plainte contre Sophia Saint-Rémy et Olivier Martelly, respectivement épouse et fils du président Joseph Michel Martelly, accusés de « corruption et usurpation de fonction ».

A un moment donné, des policiers nationaux ont intimé l’ordre aux manifestants, qui campaient devant le Mjsp, de vider les lieux.

Devant le refus des manifestants de se déplacer sur la base de « leur droit constitutionnel » de protester contre l’actuelle administration politique, les agents de la Cimo ont lancé des gaz lacrymogènes pour évacuer la foule de manifestants.

Turneb Delpé, l’un des dirigeants du Mouvement des partis politiques de l’opposition démocratique (Mopod) dénonce l’intervention policière brutale pour mater le mouvement enclenché devant le ministère de la justice, dans des déclarations faites à la station privée Radio Kiskeya.

La notification a été faite régulièrement à la direction départementale de l’Ouest (Ddo) de la Pnh, par voie de huissier, en raison de l’absence de la personne responsable devant donner l’accusé de réception de la notification du sit-in, indique Delpé.

Peu avant 12 :00 pm locales (16 :00 gmt), ce 12 septembre 2013, la situation est revenue au calme et la circulation rétablie progressivement devant le Mjsp, au centre de la capitale.

Les membres de l’opposition projettent d’autres démonstrations de rue dans d’autres villes du pays (Gonaïves / Artibonite et Cap-Haïtien / Nord) pour signifier leur réprobation du mode de gestion politique de l’actuelle administration Martelly-Lamothe.

P-au-P, 12 sept. 2013 [AlterPresse] — Une unité de la compagnie d’intervention et de maintien d’ordre (Cimo) de la police nationale d’Haïti (Pnh) a dispersé, à coups de gaz lacrymogènes, vers la fin de la matinée de ce jeudi 12 septembre 2013, un sit-in de revendications de l’opposition contre l’administration politique actuelle, apprend l’agence en ligne AlterPresse.

A l’initiative d’un regroupement de l’opposition, des dizaines de manifestants commençaient à se réunir pacifiquement devant le siège central du ministère de la justice et de la sécurité publique (Mjsp).

Les manifestants réclamaient la libération des frères Florestal (Enold et Josué), incarcérés depuis plusieurs semaines, pour des raisons politiques, aux yeux de l’opposition qui les considère comme des « prisonniers politiques » du gouvernement du premier ministre Laurent Salvador Lamothe.

Ils exigeaient également l’annulation du mandat d’amener et de l’interdiction de quitter le pays, dispositions annoncées contre Me. André Michel, avocat des frères Florestal.

Le sit-in de protestation avait également pour objectif d’exiger justice et réparation pour la mort du juge d’instruction Jean Serge Joseph, décédé le 13 juillet 2013 dans des circonstances non encore éclaircies, 2 jours après une réunion avec de hauts responsables de l’État. Joseph instruisait un dossier de plainte contre Sophia Saint-Rémy et Olivier Martelly, respectivement épouse et fils du président Joseph Michel Martelly, accusés de « corruption et usurpation de fonction ».

A un moment donné, des policiers nationaux ont intimé l’ordre aux manifestants, qui campaient devant le Mjsp, de vider les lieux.

Devant le refus des manifestants de se déplacer sur la base de « leur droit constitutionnel » de protester contre l’actuelle administration politique, les agents de la Cimo ont lancé des gaz lacrymogènes pour évacuer la foule de manifestants.

Turneb Delpé, l’un des dirigeants du Mouvement des partis politiques de l’opposition démocratique (Mopod) dénonce l’intervention policière brutale pour mater le mouvement enclenché devant le ministère de la justice, dans des déclarations faites à la station privée Radio Kiskeya.

La notification a été faite régulièrement à la direction départementale de l’Ouest (Ddo) de la Pnh, par voie de huissier, en raison de l’absence de la personne responsable devant donner l’accusé de réception de la notification du sit-in, indique Delpé.

Peu avant 12 :00 pm locales (16 :00 gmt), ce 12 septembre 2013, la situation est revenue au calme et la circulation rétablie progressivement devant le Mjsp, au centre de la capitale.

Les membres de l’opposition projettent d’autres démonstrations de rue dans d’autres villes du pays (Gonaïves / Artibonite et Cap-Haïtien / Nord) pour signifier leur réprobation du mode de gestion politique de l’actuelle administration Martelly-Lamothe. (2013)

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