Les États-Unis d’Amérique rajoutent à la confusion et donnent le ton

Le communiqué exhorte les présidents des deux chambres à confirmer les personnes désignées.

P-au-P, 15 mars 2013- Vendredi 15 mars 2013. 15:25 (19:25 gmt). « Je ne peux rien vous dire. Je n’ai rien signé. Je ne peux rien confirmer ni infirmer », déclare à AlterPresse le député Jean Tholbert Alexis, président de la chambre basse, au sujet des noms annoncés pour représenter le parlement au Collège transitoire du conseil électoral permanent (Ctcep).

15:27 (19:27 gmt). Alors que ce qui serait le choix du pouvoir législatif n’est même pas encore formalisé, un communiqué de l’ambassade des États-Unis d’Amérique dit « se réjouir de la désignation, par la commission bicamérale parlementaire, de Pierre Simon Georges, Néhémy Joseph et Marie Cluny Dumé ». 

 

Depuis la veille, dans la presse, Andris Riché, vice-président du sénat et membre de la commission bicamérale, proclame les trois noms cités par les États-Unis d’Amérique comme étant définitivement désignés par le parlement.

D’un autre côté, le sénateur Jean William Jeanty, président de la commission bicamérale, est intervenu, tôt le vendredi 15 mars 2013, sur une station de radio privée, dans la capitale, pour préciser que rien n’est arrêté au niveau du parlement. 

« Ce dossier est entre les mains des deux présidents des deux chambres. Le président de l’assemblée [le sénateur Dieuseul Simon Desras] étant à Saut-d’Eau (Plateau central) dans une activité, il est absent. Donc, je l’attends pour pouvoir transmettre le dossier au président de la république lundi [18 mars 2013] au plus tard », affirme, pour sa part, le député Alexis. 

Le communiqué des États-Unis d’Amérique exhorte les présidents des deux chambres à confirmer les personnes désignées. 

« Nous attendons à ce que les acteurs des branches du pouvoir exécutif et judiciaire du gouvernement fassent preuve de bonne volonté et d’engagement envers le processus démocratique, en abordant les autres étapes de l’accord du 24 décembre [2012], nécessaires en vue de la création d’un organe crédible et compétent pour superviser les prochaines élections en Haïti », continue le document étasunien. 

Selon un politologue, requérant l’anonymat, « c’est un ordre que les États-Unis d’Amérique sont en train de passer à nos politiques. Au fond, ils diraient aux parlementaires de ne pas contester ces choix ». 

Du côté des organisations de femmes, Marie Frantz Joachim se dit confiante dans les institutions de son pays. 

« Les seuls, qui doivent décider, sont les présidents des deux chambres. Alors, nous attendons », déclare la coordonnatrice de Solidarité des femmes haïtiennes (Sofa) jointe par AlterPresse. 

Quoique votée, quasiment à l’unanimité, par les sénateurs, le choix de la militante Dre. Lise Marie Déjean a été écarté au profit de l’ancienne députée Marie Cluny Dumé, qui aurait été proposée par une organisation de femmes appelée « femmes vertueuses ».  

Pour la commission antisexiste de l’Organisation du peuple en lutte (Opl / parti du sénateur Riché), ceux qui ont écarté Lise Marie Déjean sont du lot « des supporteurs des violeurs ». 

La commission antisexiste de l’Opl se réfère à l’engagement de la militante féministe contre les violences sexuelles, dont sont victimes les femmes. 

Une quarantaine d’organisations de femmes ont écrit aux parlementaires, le 14 mars 2013, pour « réaffirmer leur choix (de Lise Marie Déjean) qui respecte la démarche, les critères et les principes établis pour sélectionner la représentante du secteur des femmes». (2013)

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